Alcool, drogues au volant : ce que dit la loi

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Vous avez consommé de l'alcool ou un stupéfiant ? Vos réflexes au volant sont diminués ! En plus des effets immédiats ou à plus long terme sur votre santé et la mise en danger de vous-même et d'autrui, que risquez-vous en terme d'infraction ?

Alcool, stupéfiants : leurs effets sur votre conduite routière

La consommation d'alcool et/ou de drogues augmente votre temps de réaction : il diminue vos réflexes, votre attention et votre vigilance, mais aussi la résistance à la fatigue. Autres conséquences : votre vision, l’estimation des distances et la coordination de vos mouvements sont perturbées. De plus, leurs effets désinhibants amènent à sous-évaluer le danger et ainsi à prendre des risques : « oubli » de boucler sa ceinture ou de porter un casque, vitesse excessive, etc.

Chaque unité d'alcool prise (un verre de vin, une chope de bière,...) équivaut à 0,10 gr d'alcool pur et augmente le taux d'alcoolémie de 0.25 g en moyenne.

Test d'alcoolémie et de stupéfiants

La consommation d’alcool avant de prendre le volant est très réglementée : elle est la première cause de mortalité sur la route et responsable d’un accident sur trois !

L'éthylotest permet de dépister un état d'alcoolémie. S'il est positif et en fonction de l'état d'ivresse, des examens plus pointus peuvent être faits, dont une prise de sang.

La loi prévoit plusieurs cas de dépistage de stupéfiants (cannabis, cocaïne et crack, opiacés et amphétaminiques qui comprennent notamment les amphétamines, la méthamphétamine et l'ecstasy-MDMA) : obligatoire, facultatif ou préventif, selon les circonstances (accident mortel, dégâts matériels, infraction au code de la route, etc). Un dépistage salivaire ou à un dépistage urinaire des stupéfiants est alors effectué.

Un seuil minimal pour l'alcool...

Il est interdit de conduire un véhicule avec une concentration d’alcool (ou alcoolémie) supérieure ou égale à 0,5 g d’alcool par litre de sang (ou 0,25 mg par litre d'air expiré). Cela équivaut à 2 verres d'alcool, selon  l’état de santé, le degré de fatigue ou de stress, mais aussi le tabagisme ou simplement les caractéristiques physiques de la personne.

Permis probatoire, apprentissage anticipé, encadré ou supervisé de la conduite : le taux d'alcool ne doit pas dépasser 0,2 g/l dans le sang ou 0,10 mg par litre d'air expiré.

...pas de seuil minimal pour la consommation de drogues au volant !

La loi française interdit la conduite après avoir fait usage de stupéfiants.

Alcool, drogues au volant : ce que vous risquez

Votre vie et celle des autres ! Et des sanctions pénales qui varient selon le taux d'alcool repéré dans le sang, le fait que vous soyez en permis probatoire ou en apprentissage : contraventions pouvant aller jusqu'à 4500€, immobilisation du véhicule, suspension du permis, voire emprisonnement.

Vélo, trotinette...et alcool ? Pas de retrait de points, mais une amende est possible.

La conduite en ayant fait usage de stupéfiants est un délit passible de 2 ans de prison et 4 500 € d’amende (article L235-1 et suivants du code de la route). Il s’accompagne d’une perte automatique de 6 points du permis de conduire.

Ce délit peut être assorti de peines complémentaires (suspension ou annulation du permis de conduire, obligation d’effectuer un travail d’intérêt général, …).

Alcool et stupéfiants : les sanctions

Une consommation de stupéfiants, associée à un taux d’alcool interdit, est passible de 3 ans d’emprisonnement, de 9 000 € d’amende, d’un retrait de 6 points, d’une suspension ou annulation de 3 ans au plus du permis de conduire, l’obligation d’accomplir à ses frais un stage de sensibilisation à la sécurité routière et d’une immobilisation ou confiscation du véhicule. 

Plus d'infos

Photo CC0-Lechon Kirb

Actualisé 14 juin 2021

 

 

 

 

 

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